Ville de La Valette
Ville d'Oullins

Réduire la taille du texteAgrandir la taille du texteImprimer la page

Lucie Cousturier : de Signac à Bakoré Bili

Exposition, lectures de textes et multimédia.

Manifestation labellisée Mission Centenaire 14-18 (http://centenaire.org/fr)

De ces trois noms, seul celui de Paul Signac est aujourd’hui universellement connu. Lucie Cousturier (1876 - 1925) est beaucoup moins célèbre, et son œuvre picturale et graphique, pourtant de très grande qualité, est très injustement sous-évaluée. De très grande qualité aussi, son activité de critique d’art - ne citons pour l’instant que son Seurat, la première monographie publiée sur lui et qui fait encore autorité. Ce penchant littéraire, devenu de plus en plus prégnant, l’a sans doute éloignée pour un temps de la peinture. Et un décès prématuré a fait le reste. Il fut très commode à la société d’entre les deux guerres de passer sous silence une femme artiste, libertaire, et de surcroît pionnière d’un regard très neuf sur ceux qui, d’un commun et tacite accord, étaient sinon des sauvages, du moins des primitifs plus ou moins bons enfants, ainsi les tirailleurs sénégalais, ses voisins proches à Fréjus.L’évocation du climat intellectuel et artistique est l’argument du premier axe de cette exposition.

Le second axe va concerner les nouveaux amis de Lucie Cousturier et le dépassement des conditions du conflit qu’elle opérera, tout en posant, seulement imitée par Signac, Bonnard, Fénéon et soutenue par le couple Georgette Aguttes/Marcel Sembat, les toutes premières pierres d’une attention à l’Autre enfin dépourvue de préjugé.
À Lucie comme aux tirailleurs, une première entrevue toute fortuite parut très vite devoir se muer en rencontres plus nécessaires : apprendre à lire, à écrire puis à dessiner avec une institutrice d’abord improvisée, puis affinant peu à peu sa méthode ne leur rendait rien moins qu’une dignité que leur engagement forcé leur avait ravie, en même temps que leur était imposé un langage dégradé et dégradant, le trop bien connu "petit nègre".
Des documents, photographies, exemplaires en éditions originales des articles et monographies (Seurat, Signac, Bonnard, Denis, Cross) de Lucie Cousturier complètent les œuvres picturales.

La partie africaine de l’exposition se divise quant à elle en trois : les dessins de Bakoré Bili sont suivis d’un ensemble d’aquarelles de Lucie représentant ses amis tirailleurs portraitisés ou vus dans la diversité de leurs occupations chez elle, lisant et écrivant avant tout. Le voyage au Sénégal et en Guinée se traduira par des aquarelles, des crayons et des encres : scènes villageoises, danseurs masqués, paysages, regard d’où l’exotisme de pacotille si fort prisé à l’époque est totalement absent.Soit au total pas moins de 90 pièces.
Un document audiovisuel complétera l’approche de l’œuvre de cette artiste et de ses amis et enfin un catalogue des œuvres exposées sera édité.
Une lecture de quelques-uns de ses textes ou de ses relations épistolaires avec ses amis artistes est actuellement envisagée et viendrait éclairer les multiples facettes de cette artiste sensible dont la pensée et les actes étaient en avance sur son temps.

INDEX (Insertion de l'Art Contemporain dans la vie Sociale) : 04 42 53 22 75.

Date/Heurevendredi 17 octobre au vendredi 31 octobre

AnnuairesPlan de RoussetRousset pratiqueLogements sociauxMarches publics
Allo les services techniques en direct : 0 800 584 913 (appel gratuit)

Ville de Rousset
Place Paul Borde, 13790 Rousset - Téléphone : 04 42 29 00 10

e-mail : contact@ville-rousset.fr

http://www.ville-rousset.fr/tous-les-evenements/evenement-58.html